1924. Pour la première fois, une femme étrangère réussit à entrer dans Lhassa, capitale interdite du Tibet !
Huit mois auront été nécessaires à Alexandra David-Néel pour relever ce défi extraordinaire. Huit mois d'un long périple à travers les immenses solitudes du « pays des Neiges ». Huit mois d'une vie rude et dangereuse sous l'appparence d'une mendiante tibétaine !
À une époque où personne ne parle de « raid », c'est une aventure exceptionnelle que nous décrit ici l'auteur ! Elle y ajoute sa propre quête spirituelle, et ce regard fasciné qu'elle porte sur la civilisation tibétaine.
La biographie de Milarépa, yogi-poète tibétain du XIe siècle.
On pensait tout savoir de la vie, de la personnalité et des écrits de l'intrépide Alexandra-David Neel (1868-1969), exploratrice et " reporter orientaliste ", mais aussi dans ses jeunes années journaliste, cantatrice, militante anarchiste et féministe. On connaît moins bien le " tempérament d'anachorète ultra-radical " qu'elle disait être le sien, et qui la rattachait spirituellement au yogi-poète Milarépa (XIe siècle) ainsi qu'à la vie érémitique dont il est au Tibet la figure emblématique.
Résidant en 1912 au Sikkim, Alexandra David-Neel écrit une Vie de Milarépa restée jusqu'à ce jour inédite, et nous fait découvrir des paysages grandioses mais aussi les moeurs et croyances tibétaines.
« En pensant à ces choses il me semble que j'évoque le souvenir d'un rêve ou que je me rappelle le récit des aventures d'une étrangère... Est-ce bien moi qui ai vécu ces heures ? Est-ce moi qui, transie, l'âme vide, suis arrivée, ici, à la nuit tombée, dévisagée narquoisement par les servantes ? Moi qui, deux heures après, étais aux bras de cet homme, inconnu la veille, subissant passivement ses caresses, tellement brisée que, de ma chair, lasse jusqu'à l'anéantissement, ne monta même pas une protestation, un cri de révolte... » Se présentant comme le journal d'une actrice, Le Grand Art surprendra les admirateurs d'Alexandra David-Neel par sa sensualité et sa modernité. Achevé en 1902, à une époque où son auteure était encore inconnue mais déjà une femme déterminée de plus de trente ans, ce roman nous fait suivre la vie tourmentée d'une jeune comédienne et chanteuse lyrique, prise au piège entre sa passion pour l'art et la prédation sexuelle des hommes. Isolée, démunie, elle cherche les ressources pour défendre sa liberté...
L'illustration de couverture a été réalisée par Jules Stromboni.
« Je ne dois pas me promener seule au Népal. Je ne l'ignore pas mais je ne vise qu'à éluder cette servitude. Moi, j'ai mauvais caractère, je n'admets pas les entraves à ma liberté. » (Alexandra David-Néel).
Au début du XXe siècle, le Népal est encore pratiquement interdit aux étrangers. Grâce à ses amitiés et à une connaissance subtile de l'âme orientale, Alexandra David-Néel parvient à y entreprendre le plus étonnant des voyages. Publié en 1949 mais longtemps demeuré introuvable, Au coeur des Himalayas relate le pèlerinage que « Jétsunema » (la « Dame-Lama ») effectua durant l'hiver 1912-1913 sur les lieux mêmes où vécut le Bouddha. Son récit éclaire une civilisation à la fois cruelle et mystique qui échappe à tous les critères d'analyse de la pensée occidentale. C'est une très riche leçon d'histoire humaine autant qu'une captivante expérience vécue.
Une femme écrit à son mari...
Pas n'importe quelle femme ! depuis plus de quinze ans, elle parcourt des milliers de kilomètres à la découverte des régions inexplorées du tibet. pour aller la première là où aucun occidental n'est jamais parvenu. parce que c'est là, au coeur de l'himalaya, qu'aboutit sa quête de la sagesse. cette femme, c'est alexandra david-néel. ses voyages en asie appartiennent déjà à la légende. mais ses lettres, écrites de 1918 à 1940, nous restituent vivante celle qui a osé renoncer à tout pour un rêve insensé ! doutes, angoisse, bonheur absolu : dans le second tome de sa correspondance, alexandra david-néel livre le témoignage émouvant et fascinant de sa conquête tibétaine.
Tous les grands textes d'alexandra david-néel sont chez pocket.
Ce recueil de textes inédits, découverts par Marie-Madeleine Peyronnet et Marc de Smedt dans la maison où Alexandra David-Néel s'est éteinte à 101 ans, couvre tout le champ de son existence passionnante, de la Belgique à la Tunisie, de la Corée au Japon, du Sikkim à l'Indochine, de l'Inde au Tibet. La philosophie de l'exploratrice et voyageuse s'y trouve dévoilée, ainsi qu'une réflexion spirituelle nourrie par sa rencontre avec de grands maîtres et ermites en Orient et les textes sacrés, qu'elle traduisait elle-même.Ces vingt-deux écrits essentiels sont complétés par le vibrant hommage posthume qu'adressa l'actuel Dalaï-Lama à cette grande dame de l'esprit.
« Les vrais compagnons, ce sont les arbres, les brins d'herbe, les rayons du soleil, les nuages qui courent dans le ciel crépusculaire ou matinal, la mer, les montagnes. C'est dans tout cela que coule la vie, la vraie vie, et l'on n'est jamais seule quand on sait la voir et la sentir. Mon petit bien cher, je suis née une sauvage et une solitaire et ces dispositions ont crû tout le long des ans que j'ai vécus. » Orientaliste, exploratrice, Alexandra David-Néel (1868 - 1969) décrit ses expéditions entre l'Inde et la Chine, ses rencontres, ses étonnements, ses réactions face aux coutumes locales, son adhésion à la sagesse et au mode de vie orientaux.
Edition intégrale.
La lecture des romans de Jules Verne... De longues heures passées au musée Guimet... Ainsi est née la passion des voyages, et surtout le désir d'Orient, d'Alexandra David-Néel ! L'Inde où j'ai vécu est le récit de son premier voyage en Inde, à l'aube du XXe siècle.
Les dieux hindous et les rites qui leur sont consacrés. Le système des castes et l'abolition de « l'intouchabilité ». Les gourous, institution nationale aux mille formes. Les « saints » professionnels : ascètes, mystiques, philosophes, pèlerins... Tout ce qui fait la richesse de la religion hindoue est ici observé et commenté par celle qui se nommait « orientaliste-reporter ».
Une initiation captivante aux mystères et à la sagesse de l'Inde.
Né prince, fils d'un souverain de la puissante tribu des sakya, au vie siècle avant jésus-christ, il vécut dans le luxe et l'opulence avant de tout quitter pour partir sur les routes, seul, à la recherche de la sagesse.
Il avait vingt-neuf ans, il s'appelait siddharta gautama, il allait devenir le bouddha. alexandra david-néel a été l'une des premières occidentales à pénétrer au tibet et à comprendre la spiritualité orientale. nul mieux qu'elle ne pouvait écrire cette présentation du bouddhisme du bouddha " en étant totalement fidèle au message et parfaitement accessible aux lecteurs occidentaux. egalement chez pocket : au pays des brigands gentilshommes, mystiques et magiciens du tibet, la puissance du néant, le lama aux cinq sagesses, voyage d'une parisienne à lhassa, le sortilège d u mystère, l'inde où j'ai vécu, journal (2 tomes), magie d'amour et magie noire et la vie surhumaine de guésar de ling.
« Dans ce livre, j'ai tout d'abord relaté les circonstances qui m'ont mise en contact avec le monde religieux lamaïste et celui des sorciers de tout genre qui gravitent autour de lui.
Ensuite, je me suis attachée à grouper un certain nombre de traits saillants concernant les théories occultes ou mystiques et les pratiques d'entraînement des Tibétains...
Mon but a simplement été de donner une idée de la manière dont sont envisagés, dans un des pays les moins connus du monde, certains faits rentrant dans le champ des études psychologiques. » Alexandra David-Néel.
Darjeeling est la fin d'un monde. Le chemin de fer s'arrête là. Après, c'est la jungle, un peu civilisée par quelques routes tracées à travers les bois et quelques ponts jetés sur les torrents, mais que l'on ne parcourt qu'à cheval ou en «dandie», sorte de chaise emmanchée d'une longue perche à chaque bout que quatre coolies, deux devant, deux à l'arrière, marchant à la file, transportent sur leurs épaules. Une cinquantaine de kilomètres de bois, une vallée torride et fiévreuse à parcourir de cette façon suffisent à établir une barrière entre Kalimpong et la vie anglo-hindoue qui s'est juchée à Darjeeling.
C'est dans ce village que le Dalaï-Lama a passé près de cinq mois dans l'attente, l'espoir, l'anxiété - si ces agitations des simples mortels ont prise sur lui - regardant, des fenêtres, le chemin étroit et pierreux passant devant son seuil, humble sentier rural, qui est la grande route du Thibet.
Le Mishima Maru quitte le 14 août 1911 le port de Marseille avec à son bord l'orientaliste Alexandra David-Néel qui ne retrouvera son mari que quatorze ans plus tard, après lui avoir annoncé un voyage de quelques mois... Convaincue que la recherche vivante ne peut se faire qu'au contact direct des détenteurs de la Connaissance, ses pas la guideront à deux reprises vers le «Grand Treizième», souverain alors en exil. Telle Don Quichotte parti chercher aventure - au prix d'éreintantes chevauchées et chemins extravagants - elle se lance à l'assaut des pentes de l'Himalaya méridional : bardée de recommandations officielles, son engagement et ses références nombreuses piqueront la curiosité de Thabten Gyatso, XIIIe Dalaï-Lama qui n'avait jusqu'alors jamais accordé d'audience à une femme occidentale. Le dense récit de 1912 (l'un de ses tout premiers) de cette seconde rencontre, dans le village d'Ari au sud du Sikkim, d'entre deux mondes, en trace les frontières autant qu'il en dessine les terres communes.
Cette nouvelle publication, dont le titre dieux et démons des solitudes tibétaines est emprunté au carnet personnel d'alexandra david-néel de 1935, regroupe quatre livres qui sont le véritable monde de cette pionnière de l'exploration et de la recherche intérieure.
Illustrée de plusieurs documents manuscrits et d'une sélection de photos originales prises par l'auteur, cette édition permettra aussi au lecteur de lever une partie du voile qu'alexandra david-néel a jeté volontairement sur ses propres aspirations. personnage unique et indépendant à l'étrange destin, ne se modelant sur personne et ne s'identifiant qu'à lui-même, alexandra david-néel est un être en recherche.
Invitée de l'histoire, elle agit, comme elle le dit, " en éclaireur ", établissant le lien entre un monde qui se meurt et un autre qui va naître : la pensée bouddhique en occident.
" Pour la majorité des Occidentaux, qu'ils s'en tiennent à la définition des catéchismes : " L'homme est composé d'un corps mortel et d'une âme immortelle ", ou à des définitions analogues établissant une division bien tranchée entre esprit et matière, c'est le principe immatériel, ou âme, qui subsiste, tandis que le corps est détruit.
Il n'en va pas de même chez les peuples imbus de notions différentes quant à la constitution de leur personne.
Cependant, en tous lieux, les faits imposent à l'homme la constatation du caractère transitoire de tout ce qui l'entoure, mais cette constatation, qui lui est pénible, n'entame pas son désir inné d'immortalité. Il s'y obstine, créant des mythes, des doctrines et des pratiques, tous tendant à le réconforter, à le conforter dans la foi qu'il chérit en son immortalité. " Alexandra David-Néel.
Dans cet ouvrage passionnant, paru pour la première fois en 1961 et qui continue à faire autorité, Alexandra David-Néel examine les mythes, croyances et légendes en rapport avec l'immortalité dans les cultures chinoise, tibétaine et indienne.
Ce volume réunit en chronologie les écrits féministes, libres-penseurs et libertaires de la jeune Alexandra David-Néel. Ces facettes de la personnalité de l'exploratrice du Tibet -par ailleurs déjà férue de philosophie indienne- restent encore un peu méconnues de ses fidèles. En digne filleule d'Elisée Reclus, l'auteure y révèle déjà une force de conviction tout à fait comparable à celle d'une Madeleine Pelletier ou d'une Nelly Roussel, ses contemporaines féministes.
Exploratrice, écrivain, orientaliste, Alexandra David-Neel (1868-1969) voyagea à pied durant une quarantaine d'années à travers l'Inde, la Chine et le Tibet et fut la première Européenne à entrer dans Lhassa, la ville sainte bouddhiste, en 1924.
Depuis sa mort en 1969, à l'âge de 101 ans, plusieurs malles et caisses de la correspondance d'Alexandra ont été triées, permettant de rassembler 37 ans de correspondance (de 1904 à 1941), essentiellement avec Philippe Néel, son mari.
La lecture de ce document unique, qui nous restitue toute la richesse personnelle de la célèbre exploratrice, nous montre également la personnalité d'un mari qui sort grandi de cette aventure peu banale que fut leur vie conjugale. Au fil des lettres, on le voit comprendre de mieux en mieux sa singulière épouse : des milliers de kilomètres et des guerres les séparent mais ils sont unis par la pensée. Alexandra se trouve mêlée à des événements dramatiques ? Philippe s'inquiète ! Elle a perdu tous ses bagages, ses subventions, son avoir personnel ? Philippe cherche un moyen de lui faire parvenir des subsides afin de la sortir de la dramatique situation où elle se trouve.
Pourtant Philippe Néel quittera cette terre en 1941 sans connaître l'issue de la dernière « aventure » de son « aventureuse » épouse. Mais Alexandra n'a jamais oublié celui qui lui a permis de vivre « sa vie » jusqu'à son dernier jour.
Une nouvelle édition avec un cahier photo inédit.
" Toute action physique ou mentale, tout mouvement se produisant dans le domaine de la matière grossière ou dans celui de l'esprit donne lieu à une émission d'énergie.
" Fruit d'une enquête poursuivie pendant une vingtaine d'années, cet ouvrage peut être présenté comme un document unique, concernant les conceptions philosophiques des intellectuels bouddhistes tibétains. Ces enseignements ont été recueillis auprès de Maîtres spirituels tibétains dont Alexandra David-Neel avait gagné la confiance, avec la collaboration de son fils adoptif, le Lama Yongden.
Les extravagants et souvent effarants personnages de la mythologie tibétaine ou indienne s'ébattent sur les hautes terres du Pays des Neiges autour des hôtes lettrés des grands monastères comme autour des tentes noires des pasteurs barbares dans les alpages solitaires. Leur ombre, leur influence imprègnent ces pages où se reflète aussi la constante préoccupation qui hante tous les esprits : atteindre la route menant à l'Illumination. Au Tibet, les dieux et les démons continuent à vivre, sinon dans ces troublantes solitudes, du moins dans le coeur de ses habitants, même si certains sont désormais initiés aux sciences occidentales.
« Avrai dire, j'ai le mal du pays pour un pays qui n'est pas le mien. Les steppes, les solitudes, les neiges éternelles et le grand ciel clair de "là-haut" me hantent ! Les heures difficiles, la faim, le froid, le vent qui me tailladait la figure [...] les camps dans la neige, dormant dans la boue glacée, et les haltes parmi la population crasseuse jusqu'à l'invraisemblance, la cupidité des villageois, tout cela importait peu, ces misères passaient vite et l'on restait perpétuellement immergé dans le silence où seul le vent chantait, dans les solitudes presque vides même de vie végétale, les chaos de roches fantastiques, les pies vertigineux et les horizons de lumière aveuglante. Pays qui semble appartenir à un autre monde, pays de titans ou de dieux. Je reste ensorcelée. » Ce sont à la fois les hauts plateaux tibétains et les confins nord-ouest de la Chine himalayenne que célèbrent avec une nostalgie poignante ces lignes d'Alexandra David-Neel. Chine et Tibet sont en effet les pays de prédilection de la célèbre exploratrice. Elle les a parcourus sur des milliers de kilomètres de jungle, de steppes ou de solitudes glacées, à pied, à dos de yack ou de mule, le plus souvent par des chemins inexplorés. Ces voyages, Alexandra David-Néel les a racontés dans une série de livres inoubliables rassemblés ici en un seul volume, sous le titre simple mais évocateur de Grand Tibet et Vaste Chine. Le premier récit débute en février 1921, quand Alexandra entreprend le projet fou de rejoindre Lhassa, la cité sainte perchée sous le toit du monde, à pied, déguisée en mendiante. La dernière aventure prend fin en 1946, quand, famélique et vêtue de hardes, elle échappe aux horreurs de la guerre sino-japonaise. Dans chacun des cinq textes qui couvrent ces deux périodes d'exploration, le lecteur retrouvera intacts l'acuité du regard, la profondeur de réflexion, l'humour, tout ce qui fait l'immense talent de celle que l'on a surnommée "la femme aux semelles de vent".